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Locafis

Guide du bailleur, chapitre 50

Louer des bureaux, la domiciliation et le coworking

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Un bureau peut se louer de plusieurs façons. Le même plateau de cent mètres carrés peut faire l'objet d'un bail commercial avec une société, d'un bail professionnel avec un cabinet libéral, d'un contrat de prestation de services dans un centre d'affaires ou d'une simple adresse de domiciliation. Chaque formule obéit à un régime juridique et fiscal différent, avec des conséquences importantes sur la durée d'engagement, la liberté de récupérer le local et l'imposition des revenus.

Ce chapitre aide le bailleur à choisir le contrat adapté à l'occupant et au local. Il présente ensuite la domiciliation d'entreprise et son agrément préfectoral, le coworking et les centres d'affaires, la transformation d'un logement en bureaux et la fiscalité propre à ces locations. Les règles détaillées du bail commercial figurent aux chapitres 42 à 48, celles du bail professionnel au chapitre 49 et celles du local mixte au chapitre 51.

Choisir le contrat selon l'occupant

Le principe

Le régime du contrat ne se choisit pas librement. Il dépend d'abord de l'activité de l'occupant et de la façon dont il utilise les locaux. Les parties ne peuvent pas écarter un régime d'ordre public en changeant le nom du contrat. Le juge requalifie un contrat qui ne correspond pas à la réalité. Le tableau suivant donne les cas les plus courants.

OccupantUsage du bureauContrat de principeChapitre
Société commerciale ou artisan immatriculéExploitation de son fondsBail commercial42
Professionnel libéralActivité libérale exclusiveBail professionnel49
Professionnel libéral souhaitant plus de stabilitéActivité libérale exclusiveBail professionnel soumis par option au statut commercial49
Entreprise en attente d'un local définitifOccupation de courte duréeBail dérogatoire de trois ans au plus47
Entreprise utilisant un poste ou un bureau avec servicesEspace partagé, services inclusContrat de prestation de servicesCe chapitre
Entreprise cherchant une simple adresseSiège social sans occupationContrat de domiciliation par un domiciliataire agrééCe chapitre

Le bail commercial de bureaux

Des bureaux loués à une société commerciale ou à un artisan immatriculé qui y exploite son fonds relèvent en principe du statut des baux commerciaux. Le juge apprécie au cas par cas, en particulier lorsque les bureaux ne reçoivent aucune clientèle. Les règles générales s'appliquent, à savoir une durée de neuf ans au moins, un droit au renouvellement et une indemnité d'éviction en cas de refus (chapitres 42 et 45).

Le statut prévoit quelques règles propres aux locaux à usage exclusif de bureaux. Le bail peut écarter la faculté du locataire de donner congé à chaque échéance triennale, ce qui stabilise les revenus du bailleur (entreprendre.service-public.gouv.fr). La valeur locative de ces locaux est fixée par référence aux prix pratiqués pour des locaux équivalents, en application de l'article R. 145-11 du Code de commerce. Ce régime particulier peut conduire à fixer le loyer du bail renouvelé à la valeur locative, à la hausse comme à la baisse (chapitre 43).

La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique concerne aussi les bureaux sous bail commercial, mais pas sur tous les points. Le dépôt de garantie et les autres garanties des baux conclus ou renouvelés sont plafonnés à un trimestre de loyer. La faculté pour le locataire à jour de demander le paiement mensuel du loyer vise les locaux affectés au commerce de détail ou de gros et aux prestations de services commerciales ou artisanales, ce qui exclut en principe les simples bureaux (chapitre 43, entreprendre.service-public.gouv.fr).

Le bail professionnel de bureaux

Un cabinet d'avocats, d'architectes ou de conseil qui occupe des bureaux pour une activité libérale exclusive relève du bail professionnel. Le bailleur n'est engagé que pour six ans et ne doit aucune indemnité s'il refuse la reconduction, mais le locataire peut partir à tout moment avec six mois de préavis (chapitre 49).

Les autres occupants

Une association, une fondation ou un organisme sans activité commerciale peut aussi louer des bureaux. Le régime applicable dépend de son activité et de l'accord des parties. Le bail professionnel, un bail régi par le Code civil ou, sur option, le statut des baux commerciaux sont envisageables selon les cas. Faites vérifier le régime par un professionnel avant la signature, car une erreur de qualification se découvre souvent au moment du départ ou du congé.

Louer des bureaux en pratique

Préparer le local

Un bureau se loue nu ou aménagé. Nu, il comprend en général les sols, l'éclairage, le chauffage et la climatisation, les sanitaires et les arrivées de réseaux, le locataire réalisant le cloisonnement et le câblage. Aménagé, il est livré cloisonné, câblé et parfois meublé. Ce choix a des conséquences fiscales, car la location de locaux munis du mobilier ou du matériel nécessaires à l'activité est imposable à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de plein droit, comme le présente la section consacrée à la fiscalité.

Vérifiez les points suivants avant de mettre le local en location.

  • La destination des locaux au regard des règles d'urbanisme, qui doivent autoriser la sous-destination bureau.
  • Le règlement de copropriété, qui peut limiter les activités autorisées ou interdire la réception de public.
  • Le diagnostic de performance énergétique (DPE), l'état des risques et les autres diagnostics exigés selon l'âge et la nature de l'immeuble (chapitre 87).
  • La conformité des installations électriques, de chauffage et de sécurité incendie.
  • L'accès aux réseaux de télécommunications, devenu un critère essentiel pour un locataire de bureaux.
  • Le stationnement disponible et l'accès des personnes à mobilité réduite.

Les obligations liées au bâtiment

Lorsque les bureaux reçoivent du public, par exemple dans un centre d'affaires ou un espace de coworking ouvert à des clients extérieurs, ils relèvent en principe de la réglementation des établissements recevant du public (ERP), qui fixe des règles de sécurité incendie et d'accessibilité. Le classement dépend de l'effectif accueilli et de l'activité. Interrogez la mairie et un bureau de contrôle avant d'ouvrir un local au public.

Les bâtiments ou parties de bâtiments à usage tertiaire d'au moins 1 000 m² sont soumis à une obligation de réduction progressive de leur consommation d'énergie, partagée entre propriétaires et locataires (article L. 174-1 du Code de la construction et de l'habitation). Les baux de grands locaux de bureaux ou de commerces comportent aussi une annexe environnementale, présentée au chapitre 42.

Diviser un plateau

Un grand plateau se loue souvent plus facilement divisé en plusieurs lots. La division suppose des accès indépendants, des compteurs séparés ou une clé de répartition claire, des sanitaires accessibles à chaque lot et des règles d'usage des parties communes. Chaque lot fait l'objet d'un bail distinct, ce qui multiplie les échéances et les risques de vacance, mais répartit aussi le risque d'impayé.

La domiciliation d'entreprise

Le principe

Toute société doit avoir une adresse de siège social, fixée avant l'immatriculation et inscrite dans les statuts. L'entreprise individuelle doit aussi déclarer une adresse de domiciliation. Selon la fiche de service-public.gouv.fr, cette adresse peut être fixée au domicile du représentant légal, dans un local loué, dans une société de domiciliation agréée, dans un espace de coworking ou dans une pépinière d'entreprises (entreprendre.service-public.gouv.fr).

Le siège au domicile d'un locataire

Le représentant légal d'une société peut installer le siège dans son logement, à condition d'en être propriétaire ou locataire et d'en faire sa résidence principale. Lorsque le bail, le règlement de copropriété ou les règles d'urbanisme s'y opposent, cette installation n'est possible que temporairement, pour une durée qui ne peut dépasser cinq ans à compter de la création de la société. Le dirigeant doit alors en informer au préalable par lettre recommandée avec avis de réception le bailleur ou le syndicat des copropriétaires (article L. 123-11-1 du Code de commerce, entreprendre.service-public.gouv.fr).

Pour le bailleur d'un logement, la simple domiciliation du siège n'autorise pas le locataire à exercer une activité dans les lieux. Si une activité y est réellement exercée, les règles du changement d'usage et du bail s'appliquent, avec l'exception prévue pour la personne physique qui exerce dans une partie de sa résidence principale sans recevoir ni clientèle ni marchandises (service-public.gouv.fr). Ces questions sont développées aux chapitres 51 et 105.

L'activité de domiciliataire

Mettre une adresse à la disposition d'entreprises qui n'occupent pas réellement les lieux est une activité réglementée. Le domiciliataire doit détenir un agrément délivré par le préfet du département, ou le préfet de police à Paris, pour une durée de six ans, selon la fiche Société de domiciliation de Bpifrance Création. L'agrément suppose notamment les conditions suivantes, prévues à l'article L. 123-11-3 du Code de commerce.

  • Les locaux ne peuvent pas être à usage d'habitation principale ni à usage mixte professionnel et d'habitation.
  • Ils comportent une pièce propre à assurer la confidentialité, qui permet les réunions régulières des organes de direction et la conservation des registres et documents.
  • Le domiciliataire est propriétaire des locaux ou titulaire d'un bail commercial.
  • Ses dirigeants et ses principaux associés remplissent des conditions d'honorabilité.

Le contrat de domiciliation est écrit et conclu pour une durée d'au moins trois mois (entreprendre.service-public.gouv.fr). Selon la même fiche de Bpifrance Création, il se renouvelle par tacite reconduction. Le domiciliataire est soumis aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il conserve un dossier sur chaque entreprise domiciliée, informe le greffe lorsque la domiciliation prend fin et transmet périodiquement la liste des entreprises domiciliées à l'administration fiscale et aux organismes de recouvrement.

Louer à une société de domiciliation

Le bailleur peut en revanche louer un local à une société de domiciliation agréée. Comme l'agrément exige que le domiciliataire soit propriétaire ou titulaire d'un bail commercial, la location prendra la forme d'un bail commercial, avec toutes ses conséquences. La clause de destination autorisera expressément l'activité de domiciliation et de centre d'affaires. Le bailleur vérifiera l'agrément préfectoral du candidat et son ancienneté.

Le centre d'affaires et le coworking

La nature du contrat

Un centre d'affaires ou un espace de coworking met à la disposition de ses clients un bureau, un poste de travail ou une salle de réunion, avec des services comme l'accueil, le courrier, l'accès internet, le ménage ou la reprographie. Le contrat qui le lie à ses clients est en principe un contrat de prestation de services, souvent de courte durée et résiliable rapidement. Il ne donne pas au client un droit au bail sur un local déterminé.

Cette qualification dépend de la réalité de la relation. Lorsque le client dispose durablement d'un local privatif identifié, fermé et réservé à son seul usage alors que les services fournis restent accessoires, le juge peut y voir une location et en tirer les conséquences, y compris l'application du statut des baux commerciaux si ses conditions sont réunies. Les contrats doivent donc décrire précisément les services fournis, la faculté de changer le client de bureau et la durée de l'engagement.

Louer à un exploitant de coworking

Le bailleur qui loue un immeuble ou un plateau à un exploitant de coworking conclut en principe un bail commercial, l'exploitant y exploitant son propre fonds. Plusieurs clauses méritent une attention particulière.

  • La destination, qui doit autoriser expressément l'activité de centre d'affaires, de coworking et de domiciliation si elle est envisagée.
  • La sous-location, interdite dans le bail commercial sauf stipulation contraire ou accord du bailleur (article L. 145-31 du Code de commerce). Si certains contrats de l'exploitant peuvent être qualifiés de sous-locations, une autorisation expresse et encadrée évite les litiges (chapitre 46).
  • La réception du public, avec la prise en charge par l'exploitant des obligations de sécurité et d'accessibilité.
  • Les travaux d'aménagement, souvent lourds, leur autorisation et leur sort en fin de bail.
  • Les garanties, car un exploitant récent peut présenter un risque de défaillance, plafonnées pour les baux conclus depuis mai 2026 à un trimestre de loyer (entreprendre.service-public.gouv.fr).

Les clauses d'un contrat de bureau équipé

Le contrat conclu avec chaque client d'un centre d'affaires ou d'un espace partagé gagne à préciser les points suivants, qui conditionnent sa qualification et limitent les litiges.

  • La nature de la prestation, poste nomade, poste attitré ou bureau fermé, ainsi que la faculté pour l'exploitant de réaffecter le client à un autre espace équivalent.
  • La liste des services inclus et de ceux facturés en supplément.
  • La durée, la reconduction et le préavis de résiliation de chaque partie.
  • Les règles d'accès, d'horaires, de sécurité et d'usage des parties communes.
  • L'assurance de responsabilité civile du client et celle de ses biens.
  • Le traitement du courrier et la possibilité ou non de domicilier le siège du client, qui suppose l'agrément de l'exploitant.

Exploiter soi-même un espace partagé

Un bailleur peut aussi exploiter lui-même un espace de bureaux partagés. Il ne perçoit plus des loyers mais le prix de prestations de services. Il doit alors s'immatriculer, facturer la TVA, souscrire les assurances adaptées, respecter les règles applicables à l'accueil du public et assurer la gestion quotidienne. C'est une activité commerciale à part entière, très différente de la gestion d'un bail.

Transformer un logement en bureaux

Le changement d'usage

Affecter un local d'habitation à un usage de bureau est en principe libre. Une autorisation du maire est toutefois exigée dans les communes situées en zone tendue et dans celles qui l'ont instaurée par délibération. L'autorisation est accordée avec compensation, attachée au local et définitive, ou sans compensation, personnelle et provisoire (service-public.gouv.fr). La distinction entre usage et destination et les procédures communales sont détaillées au chapitre 92.

Le changement de destination

Le bureau relève d'une autre destination d'urbanisme que l'habitation. Le changement de destination sans modification de la façade ni de la structure porteuse est soumis à déclaration préalable. Avec de telles modifications, un permis de construire est exigé (entreprendre.service-public.gouv.fr). La demande d'autorisation d'urbanisme vaut aussi demande de changement d'usage lorsque celui-ci est exigé. Le plan local d'urbanisme doit autoriser la nouvelle destination dans la zone concernée.

La copropriété et le bail

En copropriété, la destination de l'immeuble fixée par le règlement doit être respectée. Si le règlement réserve les lots à l'habitation, sa modification exige un vote en assemblée générale à une majorité renforcée, voire l'unanimité selon la clause en cause. Lorsque le logement est loué, le bail d'habitation ne peut pas servir de support à une location de bureaux. Un nouveau bail commercial ou professionnel est nécessaire, après la fin régulière du bail d'habitation.

Les impôts

Une transformation peut modifier la valeur locative cadastrale et entraîner la taxe d'aménagement. Elle doit être déclarée dans les quatre-vingt-dix jours qui suivent l'achèvement des travaux, en ligne dans l'espace Gérer mes biens immobiliers ou au moyen du formulaire adapté (entreprendre.service-public.gouv.fr).

La fiscalité des bureaux

Les bureaux nus

Les loyers de bureaux loués nus sont des revenus fonciers. Ils s'additionnent aux autres loyers nus du bailleur pour l'application du micro-foncier ou du régime réel (chapitre 120). La location de locaux nus à usage professionnel est exonérée de TVA, mais le bailleur peut opter pour la TVA, notamment lorsque le locataire est lui-même assujetti (article 260 du Code général des impôts). L'option permet de récupérer la TVA payée sur l'acquisition et les travaux, en contrepartie de déclarations périodiques et d'un engagement de longue durée (chapitres 52 et 123).

Les bureaux aménagés et les services

La location de locaux professionnels munis du mobilier, du matériel ou des installations nécessaires à l'activité du locataire est imposable à la TVA de plein droit, sans option. Les revenus correspondants relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux. Il en va de même des prestations d'un centre d'affaires, d'un espace de coworking ou d'un domiciliataire, qui sont des prestations de services soumises à la TVA, sous réserve de la franchise en base pour les petites entreprises. Ces règles sont présentées dans la documentation de la direction générale des finances publiques et précisées aux chapitres 52 et 123.

La location de locaux nus à usage autre que l'habitation rend redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE) lorsque les recettes hors taxes atteignent au moins 100 000 € par an (entreprendre.service-public.gouv.fr). L'exploitation d'un espace partagé ou d'un centre d'affaires, qui est une activité commerciale, y est soumise dans les conditions de droit commun.

La taxe annuelle sur les bureaux en Île-de-France

En Île-de-France, le propriétaire au 1er janvier de locaux à usage de bureaux, y compris les locaux professionnels et libéraux, doit une taxe annuelle lorsque leur surface atteint au moins 100 m². Les espaces de coworking sont traités comme des bureaux lorsque les services annexes restent accessoires. La déclaration n° 6705-B est déposée avant le 1er mars auprès du service des impôts des particuliers du lieu des locaux. Le tarif varie selon la circonscription où se situe le local. Le bailleur peut faire supporter la taxe au locataire si le bail le prévoit (entreprendre.service-public.gouv.fr).

Une taxe distincte, créée en 2023, s'applique dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes. Les seuils, tarifs et exonérations des deux taxes sont détaillés au chapitre 52.

La taxe foncière

La taxe foncière reste due par le propriétaire. Dans un bail commercial, elle ne peut être refacturée au locataire que si le bail le prévoit expressément dans l'inventaire des charges (chapitre 44). Dans un bail professionnel, la répartition est libre mais doit être écrite (chapitre 49).

Exemple chiffré

Un bailleur possède un plateau de bureaux de 120 m² dans une grande ville de province. Il hésite entre un bail commercial avec une seule entreprise et l'exploitation d'un espace partagé de quatorze postes. Les montants sont des hypothèses illustratives, hors taxes et avant impôt sur le revenu.

HypothèseBail commercialEspace partagé, 70 % d'occupationEspace partagé, 50 % d'occupation
Recettes annuelles120 m² à 180 € par m², soit 21 600 €14 postes à 350 € par mois occupés à 70 %, soit 41 160 €14 postes à 350 € par mois occupés à 50 %, soit 29 400 €
Coûts d'exploitationCharges refacturées selon le bail16 000 € de ménage, énergie, réseaux, accueil et assurance16 000 €
Résultat avant amortissement et impôt21 600 €25 160 €13 400 €
Temps de gestionFaibleÉlevéÉlevé

À 70 % d'occupation, l'espace partagé dégage 3 560 € de plus par an que le bail commercial, avant la rémunération du temps passé, l'amortissement du mobilier et les cotisations sociales éventuelles. À 50 %, il dégage 8 200 € de moins. Le bail commercial offre un revenu moindre mais stable, sous réserve de la solvabilité du locataire et de la vacance éventuelle entre deux baux.

Les erreurs fréquentes

  • Signer un bail professionnel avec une société commerciale qui exploite son fonds dans les bureaux.
  • Écarter la résiliation triennale dans un bail dont la destination n'est pas exclusivement de bureaux.
  • Louer à un exploitant de coworking sans autoriser ni encadrer l'accueil de clients et la sous-location.
  • Proposer des adresses de domiciliation sans agrément préfectoral.
  • Transformer un logement en bureaux sans vérifier le changement d'usage, la destination et le règlement de copropriété.
  • Oublier la déclaration de la taxe sur les bureaux en Île-de-France pour un local d'au moins 100 m².
  • Louer des bureaux meublés et équipés en les déclarant comme des revenus fonciers sans TVA.

Liste de contrôle

  1. Identifier l'activité de l'occupant et son immatriculation.
  2. Choisir le contrat correspondant, bail commercial, bail professionnel, bail dérogatoire ou prestation de services.
  3. Vérifier la destination d'urbanisme et le règlement de copropriété.
  4. Réunir le DPE, l'état des risques et les autres diagnostics exigés.
  5. Contrôler les obligations de sécurité et d'accessibilité si le local reçoit du public.
  6. Rédiger une clause de destination précise et, pour des bureaux exclusifs, décider du sort de la résiliation triennale.
  7. Encadrer la sous-location et les aménagements pour un exploitant de coworking.
  8. Vérifier l'agrément préfectoral d'une société de domiciliation candidate.
  9. Pour un logement transformé, obtenir le changement d'usage et l'autorisation d'urbanisme nécessaires.
  10. Déterminer le régime de TVA et la catégorie d'imposition des revenus.
  11. Déclarer la taxe sur les bureaux avant le 1er mars si le local est situé en Île-de-France et atteint le seuil.
  12. Répartir par écrit la taxe foncière et les charges dans le bail.