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Locafis

Guide du bailleur, chapitre 123

La TVA et l'immobilier locatif

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La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) paraît étrangère au bailleur particulier. Le plus souvent, elle l'est. La location d'un logement, nu ou meublé, est en principe exonérée et le bailleur ne facture aucune taxe. Il paie en revanche la TVA sur ses travaux et ses achats sans pouvoir la récupérer.

Plusieurs situations font pourtant entrer le bailleur dans le champ de la taxe, parfois sans qu'il l'ait voulu. Ce chapitre les passe en revue, des services para-hôteliers aux parkings, des locaux professionnels aux résidences gérées, puis il traite la TVA lors de la vente, la régularisation de la TVA déduite, la franchise en base et les obligations déclaratives. Les chapitres 39, 52, 53 et 54 appliquent ces règles à des situations particulières. Le présent chapitre en donne la logique d'ensemble.

Le principe, des locations exonérées

Les locations exonérées

L'article 261 D du Code général des impôts (CGI) exonère de TVA les locations de terrains non aménagés, de locaux nus et de logements meublés à usage d'habitation. Le bailleur d'un appartement loué nu en résidence principale ou d'un studio loué meublé à l'année n'a donc ni TVA à facturer ni déclaration de TVA à déposer.

L'exonération n'est pas une option. Elle s'impose. Pour les locaux d'habitation, aucune option pour la TVA n'est possible, que le logement soit loué nu ou meublé. La doctrine administrative exclut en effet les locaux d'habitation et les logements meublés du champ de l'option ouverte pour les locaux professionnels (BOI-TVA-CHAMP-50-10).

La contrepartie, une TVA non récupérable

Le bailleur exonéré supporte la TVA facturée par les artisans, les fournisseurs de mobilier et les prestataires, sans pouvoir la déduire. Cette taxe fait partie du coût de ses dépenses. Pour l'impôt sur le revenu, il déduit donc ses charges TVA comprise, en revenus fonciers comme en location meublée. Certains travaux dans les logements achevés depuis plus de deux ans bénéficient de taux réduits de TVA, présentés au chapitre 91.

Les locations meublées soumises à la TVA

Le critère des services para-hôteliers

L'exonération des locations meublées connaît des exceptions. La loi de finances pour 2024 a réécrit le b du 4° de l'article 261 D du CGI. Selon une réponse ministérielle publiée au Journal officiel de l'Assemblée nationale le 1er avril 2025 (question n° 1044), elle exclut désormais de l'exonération deux catégories, définies chacune par un double critère.

  • Les prestations d'hébergement du secteur hôtelier et para-hôtelier, pour des offres de location qui n'excèdent pas trente nuitées et qui comportent au moins trois des quatre services annexes.
  • Les locations de logements meublés du secteur résidentiel assorties de prestations annexes, définies de la même manière.

Les quatre services annexes sont le petit-déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture du linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle. Selon la même réponse, une simple boîte à clés ne suffit pas à caractériser une réception. Le Conseil d'État a apporté des précisions sur ces critères par une décision du 12 novembre 2025, présentée au chapitre 39.

Le taux et le droit à déduction

Les prestations d'hébergement imposables relèvent du taux réduit de 10 %, selon la réponse ministérielle précitée. Le loueur facture la taxe sur ses recettes et déduit la TVA payée sur ses dépenses selon les règles de droit commun de l'article 271 du CGI. Il peut ainsi récupérer la taxe sur le mobilier, les travaux et, sous conditions, sur l'acquisition.

Les situations courantes

SituationTVA sur les loyers
Studio meublé loué à l'année sans servicesExonérée
Meublé de tourisme avec ménage de fin de séjour seulementExonérée en principe
Meublé de tourisme avec ménage régulier, linge et accueilImposable à 10 %, sous réserve de la franchise
Chambres d'hôtes avec petit-déjeuner, linge, ménage et accueilImposable à 10 %, sous réserve de la franchise
Logement loué à l'exploitant d'une résidence qui fournit au moins trois servicesImposable, régime précisé plus loin
Coliving avec ménage des chambres, linge et accueilPeut devenir imposable selon les services réels

Ce tableau est indicatif. La qualification dépend des services réellement fournis et de la durée des séjours. Un loueur qui hésite peut interroger son service des impôts des entreprises (SIE) avant de modifier son offre.

Les locaux professionnels et commerciaux

La location nue exonérée et l'option

La location d'un local nu à usage professionnel ou commercial est exonérée, comme celle d'un logement. L'article 260 du CGI permet toutefois au bailleur d'opter pour la TVA. Selon la doctrine administrative, l'option est ouverte lorsque le preneur est assujetti et utilise le local pour son activité. Lorsque le preneur n'est pas assujetti, le bail doit mentionner expressément l'option (BOI-TVA-CHAMP-50-10).

L'option s'exerce immeuble par immeuble, par simple lettre au SIE. Elle couvre tous les locaux nus à usage professionnel de l'immeuble, mais pas les logements. Elle ne peut être dénoncée qu'à partir du 1er janvier de la neuvième année civile qui suit celle de son exercice. Les modalités pratiques, le calendrier et un exemple chiffré figurent au chapitre 52.

Le local équipé ou aménagé

Le local loué avec le matériel ou les aménagements nécessaires à l'activité n'est plus une location nue. Il relève d'une activité commerciale et ses loyers sont soumis de plein droit à la TVA au taux normal, sans option à exercer. Le chapitre 52 en présente les conséquences pour l'impôt sur le revenu.

Le changement de preneur

Un changement de locataire ne met pas fin à l'option si le nouveau bail conclu avec un preneur non assujetti contient la clause requise. À défaut, l'option cesse pour les locaux concernés et la question de la régularisation de la TVA déduite se pose. Le renouvellement du bail avec le même locataire ne remet pas l'option en cause.

Les parkings et garages

L'article 261 D du CGI exclut de l'exonération les locations d'emplacements pour le stationnement des véhicules. Un garage, un box ou une place loués seuls sont donc en principe soumis à la TVA, sous réserve de la franchise en base présentée plus loin.

La location d'un emplacement est en revanche exonérée lorsqu'elle est liée à la location d'un logement qui n'est pas lui-même soumis à la TVA. Deux conditions doivent être réunies, à savoir que les deux locations soient consenties par le même bailleur et que le logement et l'emplacement soient situés dans le même immeuble ou le même ensemble immobilier (ecologie.gouv.fr).

Le critère porte sur le logement et non sur la nature du bail. Une place louée avec un appartement meublé à l'année suit donc l'exonération du logement, dès lors que les deux conditions sont réunies. À l'inverse, une place louée avec un meublé soumis à la TVA parce que le loueur fournit des services para-hôteliers ne bénéficie pas de cette exonération. Le régime des parkings, leur contrat et leur fiscalité sont détaillés au chapitre 54.

Les résidences gérées

Le montage

Dans une résidence avec services pour étudiants, pour personnes âgées ou de tourisme, le propriétaire loue son logement meublé à un exploitant par un bail commercial. L'exploitant sous-loue aux occupants et fournit les services. Le loyer versé au propriétaire est soumis à la TVA lorsque l'exploitant fournit au moins trois des quatre services para-hôteliers, comme le rappelle le chapitre 53.

La récupération de la TVA à l'acquisition

L'intérêt de ce montage, en matière de TVA, est la récupération de la taxe payée sur l'achat d'un logement neuf, souvent en l'état futur d'achèvement (VEFA). Le propriétaire devient assujetti pour ce logement. Il facture la TVA sur ses loyers, la reverse au Trésor et déduit la TVA payée sur le prix, en général par une demande de remboursement de crédit de taxe.

Cette récupération n'est pas définitive. Elle suppose que le logement reste affecté à une activité soumise à la TVA pendant une longue période, faute de quoi une partie de la taxe doit être reversée, selon le mécanisme de régularisation présenté plus loin.

Les risques propres

Le risque principal est la défaillance de l'exploitant. Si aucun repreneur ne reprend le bail dans les mêmes conditions et que le logement est reloué sans services ou occupé par son propriétaire, il cesse d'être affecté à une activité taxable et la régularisation devient exigible. Le chapitre 53 présente ce risque et un exemple chiffré.

La TVA lors de la vente

Le principe

La vente d'un immeuble n'est soumise à la TVA que si le vendeur agit en tant qu'assujetti. Selon la doctrine administrative, sont alors imposables de plein droit les livraisons de terrains à bâtir et d'immeubles bâtis achevés depuis cinq ans au plus (BOI-TVA-IMM-10-10-10-20, § 130 et 290). Les immeubles achevés depuis plus de cinq ans sont en principe exonérés, sauf option.

Un particulier qui revend le logement qu'il louait nu ou meublé à l'année, sans services, n'agit pas en tant qu'assujetti pour ce bien. Sa vente n'est pas soumise à la TVA. Elle supporte les droits de mutation à la charge de l'acquéreur et relève, pour lui, de l'impôt sur la plus-value (chapitre 136).

L'immeuble neuf

Un immeuble est neuf lorsqu'il est achevé depuis cinq ans au plus. L'achèvement peut résulter d'une construction nouvelle, d'une surélévation ou de travaux qui rendent l'immeuble à l'état neuf. Selon la doctrine, c'est le cas lorsque les travaux rendent à l'état neuf la majorité des fondations, des éléments porteurs ou des façades, ou les deux tiers de chacun des six lots de second œuvre (même source, § 130 à 250).

Ce point concerne directement le bailleur qui réalise une rénovation lourde. Des travaux d'une telle ampleur peuvent faire de l'immeuble rénové un immeuble neuf au regard de la TVA, avec des conséquences sur la taxation d'une revente rapide par un assujetti. Le maître d'ouvrage indique dans l'attestation remise à l'entreprise la proportion de travaux réalisée.

Le propriétaire assujetti qui revend

Le propriétaire d'un logement en résidence gérée a récupéré la TVA sur son acquisition. Il agit en tant qu'assujetti pour ce bien. S'il revend dans les cinq ans de l'achèvement, la vente est en principe soumise à la TVA. S'il revend plus tard, la vente est en principe exonérée, ce qui entraîne une régularisation de la TVA déduite, sauf si l'opération relève du régime de la transmission d'universalité.

Ce régime, prévu par l'article 257 bis du CGI, dispense de TVA la cession d'un ensemble de biens permettant la poursuite d'une activité. Selon une réponse ministérielle publiée au Journal officiel du 19 août 2008 (question n° 9355), il peut s'appliquer à la vente d'un logement en résidence gérée lorsque l'acquéreur poursuit la location soumise à la TVA. L'acquéreur reprend alors les obligations de régularisation du vendeur. Le notaire vérifie ce point avant la signature.

Le terrain à bâtir et la TVA sur marge

Est un terrain à bâtir tout terrain sur lequel des constructions peuvent être autorisées par les documents d'urbanisme, quelles que soient les intentions de l'acquéreur. Un bâtiment inutilisable, comme une ruine, situé dans une zone constructible est assimilé à un terrain à bâtir (même source, § 10 à 120). La TVA sur la marge, la vente de lots et les opérations des marchands de biens et des promoteurs sont traitées aux chapitres 81 et 82.

La régularisation de la TVA déduite

Le mécanisme

La TVA déduite sur un immeuble n'est définitivement acquise qu'au terme d'une longue période. Lorsqu'un immeuble cesse d'être affecté à des opérations soumises à la TVA, le propriétaire doit reverser une fraction de la taxe déduite. Cette fraction est égale à la TVA déduite diminuée d'un vingtième par année ou fraction d'année écoulée depuis la naissance du droit à déduction (article 207 de l'annexe II au CGI). La régularisation n'est due que si la cessation intervient avant le début de la dix-neuvième année qui suit cette naissance.

Les événements qui la déclenchent

Les situations suivantes entraînent en principe une régularisation.

  • Le logement d'une résidence gérée est reloué sans services ou occupé par son propriétaire.
  • Le local professionnel soumis à la TVA sur option est reloué à un preneur non assujetti sans mention de l'option au bail.
  • L'option pour la TVA est dénoncée.
  • L'immeuble est vendu en exonération de TVA, hors transmission d'universalité.
  • Un meublé de tourisme imposable cesse d'offrir les services qui le rendaient imposable.

Les cas qui ne la déclenchent pas

Selon la doctrine, une vacance temporaire, justifiée par des circonstances indépendantes de la volonté du bailleur et pendant laquelle le local est activement proposé à la location, n'entraîne pas de régularisation. Elle devient exigible si la vacance aboutit à l'abandon de l'activité locative. La reprise du bail par un nouvel exploitant qui poursuit l'activité dans les mêmes conditions n'entraîne pas non plus de régularisation.

La franchise en base

Les seuils

Le bailleur qui entre dans le champ de la TVA n'en facture pas forcément. La franchise en base dispense de TVA les petites entreprises dont le chiffre d'affaires reste sous des seuils. Pour 2026, ces seuils sont inchangés par rapport à 2025 (entreprendre.service-public.gouv.fr).

ActivitéSeuil de l'année précédenteSeuil majoré de l'année en cours
Hébergement, notamment para-hôtelier85 000 €93 500 €
Prestations de services, notamment location de parkings37 500 €41 250 €

Lorsque le seuil de base est dépassé, la TVA s'applique à partir du 1er janvier de l'année suivante. Lorsque le seuil majoré est dépassé, elle s'applique dès le premier jour du dépassement. La même fiche indique que le projet d'un seuil unique de 25 000 €, envisagé par la loi de finances pour 2025, a été abandonné.

Les effets et les limites

Le loueur sous franchise ne facture pas de TVA et ne déduit aucune taxe. Ses factures portent la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Il peut renoncer à la franchise en optant pour le paiement de la TVA, par exemple pour récupérer la taxe sur des travaux importants. L'option prend effet le premier jour du mois de la déclaration, vaut deux années civiles et se reconduit tacitement.

La franchise ne s'applique pas aux opérations soumises à la TVA en vertu d'une option propre à l'immobilier, comme l'option pour la location de locaux professionnels nus. Le bailleur qui exerce cette option est redevable dès le premier euro de loyer (chapitre 52).

Les obligations déclaratives

Devenir redevable

Le loueur redevable de la TVA dispose d'un numéro d'identification à la TVA et d'un espace professionnel sur impots.gouv.fr, par lequel il déclare et paie la taxe. Ses factures ou avis d'échéance mentionnent le montant hors taxe (HT), le taux, la TVA et le montant toutes taxes comprises (TTC). Pour l'impôt sur le revenu, ses recettes et ses charges se retiennent hors taxe.

La suppression du régime simplifié en 2027

Selon une actualité publiée par impots.gouv.fr en septembre 2026, le régime simplifié d'imposition à la TVA est supprimé à compter du 1er janvier 2027 (impots.gouv.fr). Les entreprises qui en relevaient passent au régime réel normal et déposent la déclaration n° 3310-CA3.

  • La déclaration est trimestrielle par défaut lorsque le chiffre d'affaires ne dépasse pas 1 000 000 € l'année précédente et 1 100 000 € l'année en cours.
  • Le déclarant peut opter pour un rythme mensuel par la messagerie de son espace professionnel.
  • Le passage au réel normal est automatique, sans démarche de l'entreprise.
  • La dernière déclaration annuelle du régime simplifié, pour un exercice clos le 31 décembre 2026, est à déposer au plus tard le 4 mai 2027.
  • La première déclaration n° 3310-CA3 porte sur janvier ou sur le premier trimestre 2027 pour un exercice calé sur l'année civile.

La même actualité rappelle que ces entreprises sont aussi concernées par les obligations de facturation électronique et de transmission des données de transaction, dont elle situe l'application au 1er septembre 2027. Renseignez-vous auprès de votre SIE ou de votre expert-comptable sur les obligations qui s'appliquent à votre activité.

Analyser un projet pas à pas

Avant d'acheter, de transformer ou de vendre un bien, les questions suivantes permettent de situer le projet au regard de la TVA.

  1. Qualifier la location. Logement d'habitation nu ou meublé sans services, hébergement avec services, local professionnel nu ou équipé, emplacement de stationnement.
  2. Compter les services. Pour un meublé, recensez les prestations réellement fournies et la durée des séjours proposés.
  3. Vérifier la franchise. Comparez les recettes taxables prévisibles aux seuils de l'année.
  4. Mesurer l'enjeu de la déduction. Chiffrez la TVA récupérable sur l'acquisition, les travaux et le mobilier, puis le coût des déclarations.
  5. Évaluer la durée d'affectation. Demandez-vous si le bien restera affecté à une activité taxable pendant les vingt années de la période de régularisation.
  6. Anticiper la sortie. Envisagez la vente, la reprise personnelle et la défaillance de l'exploitant, avec la régularisation qui en résulterait.

Lorsque l'analyse fait apparaître une activité taxable, l'avis d'un expert-comptable est utile avant la signature. Les choix faits à l'entrée, comme la rédaction du bail ou l'option, sont difficiles à corriger ensuite.

Deux exemples chiffrés

Les exemples qui suivent sont illustratifs. Les montants exacts et les dates de naissance des droits à déduction se vérifient avec le SIE ou un expert-comptable.

Un meublé de tourisme qui devient para-hôtelier

Une propriétaire exploite trois gîtes avec ménage régulier, linge et accueil. Ses séjours ne dépassent pas trente nuitées. Son activité est donc imposable, mais ses recettes de 2025 s'élèvent à 60 000 €, sous le seuil de 85 000 €. Elle bénéficie de la franchise en base en 2026 et ne facture aucune TVA.

En 2026, elle ajoute un quatrième gîte et encaisse 90 000 €. Elle dépasse le seuil de base de 85 000 € sans atteindre le seuil majoré de 93 500 €. La TVA s'applique à partir du 1er janvier 2027. Si ses recettes de 2027 atteignent de nouveau 90 000 € HT, elle collectera 9 000 € de TVA au taux de 10 % et déduira la TVA payée sur ses dépenses.

Un studio en résidence gérée vendu en cours de période

Un investisseur achète en 2026 un studio neuf dans une résidence pour étudiants pour 150 000 € HT. Il récupère 30 000 € de TVA grâce au bail commercial conclu avec l'exploitant, qui fournit trois services. En 2033, il vend le studio à un particulier qui veut l'occuper. Sept années ou fractions d'année se sont écoulées depuis 2026.

ÉlémentMontant
TVA déduite à l'acquisition30 000 €
Fraction restant à régulariser13 vingtièmes
TVA à reverser19 500 €

Si l'acquéreur avait repris le bail commercial et poursuivi la location soumise à la TVA, la vente aurait pu relever de la transmission d'universalité et le vendeur n'aurait rien reversé. Cette différence de 19 500 € montre que le choix de l'acquéreur compte autant que le prix.

Les erreurs fréquentes

  • Croire que la location d'un logement nu ou meublé peut être soumise à la TVA sur option pour récupérer la taxe des travaux.
  • Ajouter des services à un meublé de tourisme sans compter le nombre de prestations para-hôtelières fournies.
  • Louer un parking seul en pensant qu'il suit le régime des logements.
  • Relouer un local professionnel à un preneur non assujetti sans mention de l'option au bail.
  • Oublier la régularisation de la TVA lors de la revente ou de la reprise personnelle d'un logement de résidence gérée.
  • Négliger le régime de la transmission d'universalité lors de la vente.
  • Confondre la franchise en base avec une exonération définitive et ne pas suivre les seuils chaque année.
  • Ignorer la suppression du régime simplifié de TVA au 1er janvier 2027.

Liste de contrôle

  • Pour chaque bien, identifiez si la location est exonérée, imposable de plein droit ou imposable sur option.
  • Pour chaque meublé de courte durée, comptez les services fournis et la durée des séjours.
  • Pour chaque parking, vérifiez s'il est loué avec un logement exonéré du même bailleur dans le même ensemble immobilier.
  • Avant de louer un local professionnel, décidez de l'option et faites-la figurer au bail si le preneur n'est pas assujetti.
  • Pour toute TVA déduite, notez le montant, la date de naissance du droit à déduction et la fin de la période de vingt ans.
  • Avant une vente, une reprise personnelle ou un changement de preneur, faites calculer la régularisation éventuelle.
  • Chaque année, comparez vos recettes taxables aux seuils de la franchise en base.
  • Si vous êtes redevable, vérifiez votre rythme de déclaration à partir de 2027 dans votre espace professionnel.
  • Conservez les factures, les baux et les attestations de travaux pendant toute la période de régularisation.
  • Faites examiner par le notaire et l'expert-comptable le régime de TVA de toute vente d'un bien sur lequel vous avez déduit la taxe.