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Locafis

Guide du bailleur, chapitre 55

Caves, greniers et stockage

À jour au

Une cave, un grenier, une remise ou un local vide peuvent produire un revenu régulier sans les contraintes d'un logement. La demande existe, qu'il s'agisse d'un voisin qui manque de place, d'un artisan qui cherche un dépôt ou d'un particulier qui déménage. Le bailleur doit pourtant choisir le bon contrat, car la frontière entre la location d'un local, le dépôt d'objets et la prestation de services commande la responsabilité, l'assurance et la fiscalité.

Ce chapitre traite d'abord les caves et greniers loués avec un logement, puis les mêmes locaux loués seuls. Il présente ensuite la location de locaux de stockage à des professionnels, le self-stockage et le garde-meubles. Il se termine par l'assurance, la sécurité, la fiscalité, deux exemples chiffrés et une liste de contrôle. Les garages et places de stationnement sont traités au chapitre 54.

Les différentes formes de location de stockage

Le tableau suivant présente les situations les plus courantes et le régime qui leur correspond en principe. Chacune est détaillée dans la suite du chapitre.

SituationRégime de principePoints d'attention
Cave ou grenier loué avec le logementLoi du 6 juillet 1989Suit la durée et la fin du bail d'habitation
Cave ou grenier loué seul à un particulierCode civil, louage de chosesContrat libre, à rédiger avec soin
Local de stockage loué à un professionnelCode civil ou statut des baux commerciauxRisque d'application du statut commercial
Box en self-stockageLouage de choses, souvent assorti de servicesConditions générales, accès, assurance
Garde-meublesContrat de dépôtResponsabilité du gardien sur les biens confiés

Les caves et greniers loués avec le logement

Une annexe du bail d'habitation

L'article 2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 applique le régime du bail d'habitation aux garages, places de stationnement, jardins et autres locaux loués accessoirement au local principal par le même bailleur. Une cave ou un grenier loués avec l'appartement suivent donc le bail du logement, pour sa durée, sa révision et sa fin. Aucun contrat séparé n'est nécessaire (service-public.gouv.fr).

Le bailleur ne peut pas reprendre la cave en cours de bail sans l'accord du locataire, ni la louer à un tiers. Il ne peut pas non plus augmenter le loyer au motif qu'il souhaite valoriser ce local séparément. Si une cave est retirée d'un commun accord, un avenant au bail constate le retrait et l'éventuelle baisse du loyer (chapitre 102).

La désignation dans le bail

Désignez précisément l'annexe dans le bail, avec son numéro de lot, son emplacement et son mode d'accès. Les litiges naissent souvent d'une cave occupée par le locataire sans être mentionnée au bail, ou d'une cave mentionnée sans numéro alors que l'immeuble en compte plusieurs. Mentionnez aussi la cave ou le grenier dans l'état des lieux d'entrée, avec les clés remises.

La surface habitable

Les caves, sous-sols, combles non aménagés, remises et garages ne sont pas pris en compte dans la surface habitable du logement, selon les règles de calcul du Code de la construction et de l'habitation. Une annonce ou un bail qui additionne la surface de la cave à celle de l'appartement est inexact et peut fonder une demande de diminution du loyer (chapitre 101).

Louer une cave ou un grenier seul

Le régime du Code civil

Une cave, un grenier ou une remise loués seuls, sans lien avec un logement du même bailleur, relèvent du louage de choses des articles 1709 et suivants du Code civil. Les parties fixent librement le loyer, la durée, le préavis et le dépôt de garantie. Le bail peut être écrit ou verbal (article 1714), mais seul un écrit permet de prouver les conditions convenues et l'usage autorisé. Les règles générales de ces locations sont présentées au chapitre 19.

Les clauses utiles

Un contrat de location de cave ou de grenier comporte au minimum les éléments suivants.

  • La désignation du local, avec son adresse, son niveau, son numéro de lot ou de porte et sa surface approximative.
  • La destination, limitée au rangement d'objets personnels non dangereux, avec l'interdiction d'y habiter ou d'y exercer une activité.
  • La liste des produits interdits, comme les carburants, les bouteilles de gaz, les produits chimiques et les denrées périssables.
  • Le loyer, sa date de paiement et sa révision éventuelle selon un indice publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
  • La durée, la reconduction et le préavis de chaque partie.
  • Le dépôt de garantie et les conditions de sa restitution.
  • Les modalités d'accès, notamment par les parties communes, avec les horaires éventuels et les clés ou badges remis.
  • L'obligation d'assurance du locataire et l'exclusion de responsabilité du bailleur pour les biens de valeur non déclarés.
  • L'interdiction de sous-louer sans accord écrit.

Durée et fin du contrat

Un bail écrit à durée déterminée cesse de plein droit à son terme (article 1737 du Code civil). Si l'occupant reste dans les lieux et que le bailleur le laisse faire, un nouveau bail se forme, régi par les règles du bail sans écrit (article 1738). Un contrat à durée indéterminée peut être résilié à tout moment par chaque partie, sous réserve du préavis contractuel ou, à défaut, d'un délai raisonnable (article 1211). La forme du congé, de préférence par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, est fixée par le contrat.

Les obligations du bailleur et de l'occupant

Le bailleur délivre le local en bon état, l'entretient pour l'usage prévu et en assure la jouissance paisible (articles 1719 et 1720 du Code civil). Une cave inondée à chaque orage ou un grenier dont la toiture fuit ne permettent pas un usage normal de stockage. Signalez à l'entrée toute humidité connue, car elle conditionne le type d'objets que l'occupant peut y entreposer.

L'occupant utilise le local selon la destination prévue et paie le loyer aux termes convenus (article 1728). Il répond des dégradations survenues pendant sa jouissance, sauf preuve qu'elles ont eu lieu sans sa faute (article 1732). Il répond aussi de l'incendie, sauf s'il prouve un cas fortuit, une force majeure, un vice de construction ou la propagation depuis un bâtiment voisin (article 1733).

La cave en copropriété

En copropriété, la cave constitue souvent un lot distinct ou une partie d'un lot. Rien n'interdit en principe de la louer à une personne qui n'habite pas l'immeuble, mais le règlement de copropriété peut encadrer l'usage des caves, par exemple pour la sécurité. Ces restrictions ne sont valables que si elles sont justifiées par la destination de l'immeuble (article 8 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965).

Un occupant extérieur à la résidence accède aux parties communes et dispose de clés ou de badges. Informez le syndic si le règlement intérieur l'exige et rappelez à l'occupant les règles de l'immeuble. Vous restez responsable, à l'égard du syndicat, des troubles qu'il causerait (chapitre 109).

Louer un local de stockage à un professionnel

Le risque du statut des baux commerciaux

Un artisan, un commerçant ou une entreprise peut louer une cave, une remise ou un local vide pour y stocker son matériel, ses stocks ou ses archives. Un local accessoire indispensable à l'exploitation d'un fonds de commerce, comme un dépôt ou un entrepôt, peut bénéficier du statut des baux commerciaux (entreprendre.service-public.gouv.fr). Le bail dure alors au moins neuf ans, le locataire a droit au renouvellement et le refus de renouvellement ouvre en principe droit à une indemnité d'éviction (chapitres 42 et 45).

Avant de louer à un professionnel, interrogez-le sur l'usage réel du local et son lien avec son activité. Si le local ne sert qu'à un rangement occasionnel sans lien nécessaire avec l'exploitation, un contrat de louage de droit commun peut suffire. Dans le cas contraire, deux voies sont possibles, à savoir un bail commercial en bonne et due forme ou un bail dérogatoire de trois ans au plus, qui écarte le statut s'il est rédigé et suivi correctement (chapitre 47).

Le bail professionnel

Si le locataire exerce une profession libérale et stocke dans le local des archives ou du matériel, le bail professionnel peut convenir. Il dure au moins six ans et le locataire peut le résilier à tout moment avec un préavis de six mois (entreprendre.service-public.gouv.fr). Ses règles sont présentées au chapitre 49.

Le self-stockage

Définition et fonctionnement

Le self-stockage, ou libre-stockage, consiste à mettre à disposition des particuliers et des entreprises des boxes fermés de tailles variées, dans un bâtiment dédié ou aménagé à cet effet. Le client accède lui-même à son box, avec son propre cadenas ou un code personnel. Il y dépose ou retire ses biens quand il le souhaite. L'exploitant ne prend pas les biens en charge et n'en connaît en principe pas le contenu.

Juridiquement, cette mise à disposition d'un espace dont le client garde la maîtrise se rapproche du louage de choses, défini par l'article 1709 du Code civil comme le contrat par lequel une partie s'oblige à faire jouir l'autre d'une chose pendant un certain temps et moyennant un prix. Elle se distingue du dépôt, dans lequel le dépositaire reçoit la chose d'autrui pour la garder et la restituer. La qualification exacte dépend des services réellement fournis, comme la surveillance, la manutention, la vente de matériel d'emballage ou l'assurance. Elle doit être appréciée avec un professionnel du droit avant de lancer une activité.

Le contrat et les conditions générales

L'exploitant de self-stockage travaille avec des conditions générales signées par chaque client. Elles précisent notamment les éléments suivants.

  • La taille et le numéro du box, la durée minimale et le préavis de résiliation.
  • Le prix, sa révision et les frais annexes, comme un dépôt de garantie ou des frais de dossier.
  • Les horaires et les modalités d'accès au site.
  • La liste des biens interdits, comme les produits inflammables, explosifs ou toxiques, les denrées périssables, les animaux et les biens illicites.
  • L'obligation d'assurer les biens stockés et la valeur maximale couverte.
  • La procédure en cas d'impayé, avec les relances, le blocage éventuel de l'accès et le recours au juge.

Lorsque le client est un consommateur, ces conditions sont soumises au Code de la consommation. Une clause qui crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au détriment du consommateur est abusive et réputée non écrite. Faites relire vos conditions générales par un professionnel avant de les utiliser.

L'urbanisme et la destination du bâtiment

Le Code de l'urbanisme classe les constructions en cinq destinations, elles-mêmes divisées en sous-destinations. L'entrepôt est une sous-destination de la destination « autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire » (service-public.gouv.fr). Transformer une boutique, un atelier, une grange ou un logement en centre de stockage peut donc constituer un changement de destination.

Un changement de destination sans modification de la façade ni des structures porteuses relève d'une déclaration préalable. Il relève d'un permis de construire s'il s'accompagne de travaux modifiant la façade ou les structures porteuses, par exemple la création ou l'agrandissement d'une porte. Le plan local d'urbanisme (PLU) peut aussi interdire ou encadrer la sous-destination entrepôt dans certaines zones (service-public.gouv.fr). Consultez la mairie avant tout achat ou toute signature (chapitres 62 et 92).

La sécurité et l'exploitation

Un site de self-stockage concentre des biens de tiers dont le bailleur ignore le contenu. La prévention de l'incendie, l'éclairage, le contrôle des accès, la vidéoprotection dans le respect des règles applicables et l'entretien des installations électriques doivent être pensés dès la conception. Les règles de sécurité incendie applicables dépendent de la nature et de la taille du bâtiment. Faites-les déterminer par un bureau de contrôle ou un architecte puis rapprochez-vous de votre assureur avant l'ouverture.

Les impayés et les biens laissés sur place

Un client qui ne paie plus reste propriétaire des biens entreposés. L'exploitant ne peut ni les vendre, ni les jeter, ni les conserver pour se payer sans respecter la loi. Le blocage de l'accès, s'il est prévu au contrat, ne dispense pas d'engager une procédure de recouvrement. Pour obtenir la libération du box et le sort des biens, passez par un commissaire de justice et, si nécessaire, par le juge (chapitres 112 et 113).

Le garde-meubles

Un contrat de dépôt

Le garde-meubles se distingue du self-stockage. Le professionnel prend lui-même en charge les meubles et objets du client, souvent après un déménagement, les entrepose dans ses locaux et les restitue à la demande. Il relève en principe du contrat de dépôt, régi par les articles 1915 et suivants du Code civil. Le dépositaire reçoit la chose d'autrui, à charge de la garder et de la restituer en nature.

La responsabilité du dépositaire

Le dépositaire doit apporter à la garde de la chose déposée les mêmes soins qu'aux choses qui lui appartiennent (article 1927 du Code civil). Cette exigence est appliquée plus rigoureusement lorsqu'il est rémunéré pour la garde (article 1928). Il doit restituer identiquement la chose reçue (article 1932). En contrepartie, le déposant rembourse les dépenses faites pour la conservation de la chose (article 1947) et le dépositaire peut retenir le dépôt jusqu'à l'entier paiement de ce qui lui est dû au titre du dépôt (article 1948).

Cette responsabilité est plus lourde que celle d'un simple bailleur de box. Elle suppose un inventaire contradictoire à l'entrée, une assurance adaptée et une organisation professionnelle. Un particulier qui accepte de garder les meubles d'un tiers contre rémunération dans sa grange ou son garage prend, sans toujours le savoir, les obligations d'un dépositaire.

L'assurance

L'occupant d'une cave, d'un grenier ou d'un box assure les biens qu'il y entrepose. Certains contrats d'assurance habitation couvrent une cave ou un box situés à une autre adresse, d'autres non. Demandez à l'occupant une attestation qui mentionne expressément le local loué, ou à défaut une assurance spécifique. Les biens de valeur, comme les bijoux, les œuvres d'art ou les espèces, sont souvent exclus des garanties et doivent être interdits par le contrat.

Le bailleur assure le local au titre de sa responsabilité de propriétaire. Une assurance propriétaire non occupant (PNO) couvre en principe l'incendie, le dégât des eaux et la responsabilité civile. Déclarez à votre assureur l'activité de stockage, surtout si vous louez à plusieurs occupants ou à des professionnels. Une activité de self-stockage ou de garde-meubles nécessite un contrat professionnel spécifique (chapitre 108).

La fiscalité

L'impôt sur le revenu

Les loyers d'une cave, d'un grenier ou d'un local de stockage loués nus sont des revenus fonciers. Ils s'ajoutent à vos autres revenus fonciers pour apprécier le seuil de 15 000 € du micro-foncier, apprécié sur les revenus de 2025 déclarés en 2026, qui donne droit à un abattement forfaitaire de 30 %. Au-delà de ce seuil, ou sur option pour trois ans, le régime réel permet de déduire les charges réelles sur la déclaration n° 2044 (impots.gouv.fr). Le revenu net supporte en outre les prélèvements sociaux de 17,2 % en 2026 (service-public.gouv.fr).

Les revenus fonciers ne comprennent que les revenus qui ne sont pas inclus dans les bénéfices d'une entreprise industrielle, commerciale ou artisanale (impots.gouv.fr). Une activité de garde-meubles, ou un self-stockage assorti de services comme la surveillance, la manutention ou la vente de fournitures, peut relever des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). La frontière dépend des services réellement fournis. Faites confirmer le régime par le service des impôts des entreprises (SIE) ou par un expert-comptable avant de vous lancer.

La TVA

La location de locaux nus est en principe exonérée de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), en application de l'article 261 D du Code général des impôts. Lorsque le locataire est un professionnel assujetti qui utilise le local pour son activité, le bailleur peut opter pour la TVA sur les loyers, avec des engagements de longue durée présentés au chapitre 41. Une activité de self-stockage ou de garde-meubles fournissant des services peut en revanche être soumise à la TVA. Le régime applicable se détermine avec le SIE et le chapitre 123 détaille les obligations du bailleur assujetti.

Si l'activité est soumise à la TVA, le bailleur dont le chiffre d'affaires reste sous les seuils de la franchise en base, fixés en 2026 à 37 500 € pour l'année précédente et 41 250 € pour l'année en cours pour les prestations de services, ne facture pas la taxe (entreprendre.service-public.gouv.fr).

Les taxes locales

Le propriétaire paie la taxe foncière sur les locaux loués (chapitre 133). Pour un local loué seul, le contrat peut en mettre une partie à la charge de l'occupant. La location de locaux nus à usage autre que l'habitation n'entre dans le champ de la cotisation foncière des entreprises (CFE) qu'à partir de 100 000 € de recettes brutes hors taxes par an (entreprendre.service-public.gouv.fr). Une activité commerciale de stockage relève des règles de droit commun de la CFE, à vérifier auprès du SIE.

Deux exemples chiffrés

Une cave louée à un voisin

L'exemple suivant est illustratif. Un bailleur loue à un voisin une cave dont il n'a pas l'usage, pour 30 € par mois, soit 360 € par an. Il relève du micro-foncier et son taux marginal d'imposition est de 30 %.

PosteMontant
Loyers annuels360 €
Revenu imposable après abattement de 30 %252 €
Impôt sur le revenu à 30 %75,60 €
Prélèvements sociaux à 17,2 %43,34 €
Loyers après impôt, avant taxe foncière et assurance241,06 €

Le revenu est modeste, mais il couvre souvent la part de taxe foncière et de charges de copropriété attachée au lot. L'essentiel est de signer un contrat écrit qui limite l'usage au rangement et prévoit un préavis clair, pour retrouver la cave le jour où vous vendrez l'appartement.

Un local transformé en boxes

L'exemple suivant est également illustratif. Un investisseur détient un ancien local d'activité de 200 m², qu'il aménage en 40 boxes loués 60 € par mois en moyenne. Il estime ses charges annuelles à 2 500 € de taxe foncière, 1 200 € d'assurance, 1 500 € d'électricité et d'entretien et 800 € de frais de commercialisation, soit 6 000 €.

Taux d'occupationLoyers annuelsRésultat avant impôt et financement
100 %28 800 €22 800 €
85 %24 480 €18 480 €
60 %17 280 €11 280 €

Le résultat dépend fortement du taux d'occupation, qui se construit sur plusieurs mois après l'ouverture. Les loyers dépassent ici le seuil du micro-foncier, ce qui impose le régime réel si l'activité relève des revenus fonciers. Si des services sont fournis, l'activité peut relever des BIC et de la TVA. Le coût des travaux d'aménagement, de l'autorisation d'urbanisme et de la mise en sécurité doit être ajouté avant toute décision.

Les erreurs fréquentes

  • Louer la cave d'un appartement à un tiers alors qu'elle figure déjà dans le bail d'habitation.
  • Additionner la surface d'une cave ou d'un grenier à la surface habitable dans une annonce ou un bail.
  • Louer un local de stockage à un commerçant par un contrat sommaire, sans mesurer le risque d'application du statut des baux commerciaux.
  • Accepter qu'une personne dorme ou vive dans une cave, un grenier ou un box.
  • Ne pas exiger d'attestation d'assurance couvrant le local loué.
  • Garder les meubles d'un tiers contre rémunération sans mesurer la responsabilité de dépositaire.
  • Ouvrir un centre de stockage sans vérifier la destination autorisée par le PLU.
  • Vider un local impayé et disposer des biens sans décision de justice.

Liste de contrôle

  • Vérifier si la cave ou le grenier figure déjà dans un bail d'habitation.
  • Identifier le futur occupant et l'usage prévu, particulier ou professionnel.
  • Choisir le contrat adapté, louage de droit commun, bail commercial, bail dérogatoire ou bail professionnel.
  • Rédiger la destination, la liste des biens interdits, la durée, le préavis et le dépôt de garantie.
  • Désigner précisément le local et ses modalités d'accès.
  • Établir un état des lieux d'entrée avec photographies datées et noter l'humidité éventuelle.
  • Exiger une attestation d'assurance mentionnant le local loué.
  • Lire le règlement de copropriété et informer le syndic si nécessaire.
  • Pour un projet de self-stockage, vérifier la destination du bâtiment, le PLU et les règles de sécurité.
  • Faire confirmer le régime fiscal, revenus fonciers ou BIC et TVA, avant de lancer une activité de stockage.
  • Ajouter les loyers aux autres revenus fonciers pour le choix entre micro-foncier et régime réel.
  • Ne jamais disposer des biens d'un occupant défaillant sans titre exécutoire.