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Locafis

Guide du bailleur, chapitre 24

L'intermédiation locative et la location à une association

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L'intermédiation locative consiste à confier son logement à un organisme agréé par l'État, qui se place entre le propriétaire et un ménage aux ressources modestes. Le bailleur accepte en général un loyer inférieur au marché. En contrepartie, il obtient selon la formule un paiement garanti du loyer, la remise en état du logement en cas de dégradation et, sous conditions, un avantage fiscal et des primes.

Ce chapitre détaille les deux formes de l'intermédiation locative, la location à une association qui sous-loue le logement et le mandat de gestion confié à une agence immobilière à vocation sociale. Il présente les garanties offertes, l'articulation avec le conventionnement Loc'Avantages, les dispositifs Solibail et locaux, la fiscalité, les avantages et les contraintes, puis la démarche pas à pas. Le conventionnement et ses taux de réduction d'impôt sont exposés au chapitre 23, que ce chapitre complète sans le reprendre.

Le principe de l'intermédiation locative

L'intermédiation locative (IML) fait intervenir un tiers social, opérateur, association ou agence agréée par l'État, pour sécuriser et simplifier la relation entre le bailleur et le locataire. Elle permet de loger dans le parc privé des ménages en difficulté, par exemple des personnes qui sortent d'un hébergement d'urgence et ne trouvent pas de logement sur le marché (ecologie.gouv.fr, page mise à jour le 24 juin 2025). Les pouvoirs publics l'encouragent surtout là où les difficultés de logement sont les plus fortes, mais elle peut être utilisée sur tout le territoire.

Les organismes qui pratiquent l'intermédiation locative sont agréés par le préfet au titre de l'article L. 365-4 du Code de la construction et de l'habitation (CCH). L'agrément est accordé pour une durée limitée et peut être renouvelé. Avant de vous engager, demandez à l'organisme la copie de son agrément en cours de validité.

L'intermédiation locative prend deux formes, qui n'ont pas les mêmes effets juridiques pour le bailleur (anil.org).

CritèreLocation à une associationMandat de gestion
Votre locataireL'association agrééeLe ménage, directement
Rôle de l'organismeLocataire principal qui sous-loue au ménageMandataire qui gère pour votre compte
Durée habituelleTrois ans renouvelablesBail d'au moins trois ans
Paiement du loyerPar l'association, même en cas de vacancePar le ménage, encaissé par l'agence
Garantie des impayésAssurée par l'associationVisale ou assurance proposée par l'agence
Remise en étatPar l'association, hors vétusté normaleSelon la garantie souscrite
Fin de contratLogement rendu libreRègles du bail d'habitation

La location à une association agréée

Le contrat entre vous et l'association

Le bailleur loue son logement à une association agréée par la préfecture, pour trois ans renouvelables. L'association est le locataire et met le logement à la disposition du ménage qu'elle loge. Selon l'analyse juridique de l'Agence nationale pour l'information sur le logement (ANIL), le bail conclu entre le propriétaire et l'opérateur relève du Code civil et non de la loi de 1989, puisque le locataire est une personne morale (anil.org, analyse à jour au 13 avril 2021 et classée en archive).

Le contrat se négocie donc librement dans le cadre fixé par l'opérateur. Les associations utilisent des contrats types qui prévoient la durée, le loyer, la répartition des charges, l'entretien, l'état des lieux et les conditions de restitution. Lisez-les avant de signer, en particulier les clauses sur la révision du loyer, le préavis de non-renouvellement et l'état dans lequel le logement vous sera rendu.

Le logement doit être décent. L'association le visite avant la mise en location et vérifie sa sécurité, sa salubrité, l'absence de nuisibles, sa performance énergétique minimale et ses équipements de base (anil.org). Elle peut réaliser de petits travaux avant l'entrée du ménage et, pour des travaux plus importants, vous aider à solliciter les aides de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Les critères de décence sont détaillés au chapitre 88.

Ce que l'association prend en charge

L'association paie le loyer et les charges, y compris pendant les périodes où le logement est inoccupé. Elle assure l'entretien courant et les petites réparations, hors vétusté normale. Elle choisit le ménage, l'accompagne pendant toute la durée de l'occupation et gère la relation au quotidien (ecologie.gouv.fr).

Le ministère présente ainsi les garanties offertes au propriétaire.

  • Le paiement des loyers et des charges, même en cas de vacance.
  • La remise en état du logement en cas de dégradation.
  • La possibilité de renouveler le contrat ou de récupérer le logement sans formalités à la fin du contrat.
  • La gestion locative assurée par l'association, qui choisit et accompagne le ménage.
  • Des avantages fiscaux et des aides de l'Anah possibles, sous conditions.

Ces garanties reposent sur l'engagement contractuel de l'association et sur le financement public dont elle bénéficie. Vérifiez dans le contrat comment elles sont formulées, quels plafonds éventuels s'appliquent à la remise en état et ce qui se passe si l'association cesse son activité ou perd son agrément.

Le ménage logé

Le ménage n'a aucun contrat avec vous. Il occupe le logement en vertu d'un contrat conclu avec l'association, dont la durée ne peut excéder celle de votre bail. Il verse à l'association une redevance ou un loyer et peut percevoir une aide au logement selon sa situation.

Lorsque le logement fait l'objet d'une convention avec l'Anah à loyer social ou très social, des règles particulières du CCH s'appliquent au contrat entre l'association et le ménage. Elles protègent l'occupant dans sa relation avec l'association, sans faire de lui votre locataire. L'association reste votre seule interlocutrice pour le loyer, l'entretien et la restitution.

Certains dispositifs prévoient un glissement du bail. Le ménage occupe d'abord le logement en sous-location avec un accompagnement social, puis, lorsqu'un examen périodique conclut qu'il peut assumer seul les obligations d'un locataire, le bail est transféré à son nom (anil.org). Pour un logement privé, ce transfert suppose que vous acceptiez de signer un bail directement avec le ménage, soumis alors à la loi de 1989. Rien ne vous y oblige si le contrat initial ne le prévoit pas.

La fin du contrat

À l'échéance, vous pouvez renouveler le contrat avec l'association ou reprendre votre logement. L'association doit vous le rendre libre de tout occupant et en bon état, hors usure normale. C'est l'un des intérêts majeurs de cette formule, puisque vous n'avez pas à engager vous-même de procédure contre l'occupant.

Respectez le préavis prévu au contrat pour signaler que vous ne souhaitez pas renouveler. Faites établir un état des lieux de sortie contradictoire avec l'association et comparez-le à l'état des lieux d'entrée. Les dégradations constatées, au-delà de la vétusté, relèvent de l'engagement de remise en état pris par l'association.

Le mandat de gestion à une agence immobilière à vocation sociale

Le statut de l'agence

Dans le mandat de gestion, le bailleur confie son logement à une agence immobilière à vocation sociale (AIVS), souvent membre d'un réseau comme la Fédération des associations et des acteurs pour la promotion et l'insertion par le logement (FAPIL) ou Soliha. L'agence est un professionnel de la gestion immobilière soumis à la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, dite loi Hoguet. Elle doit être titulaire d'une carte professionnelle de gestion immobilière, disposer d'une garantie financière et d'une assurance de responsabilité civile professionnelle. Elle doit enfin être agréée par le préfet (ecologie.gouv.fr).

Ces exigences protègent les fonds que l'agence encaisse pour vous. Vérifiez la carte professionnelle, l'attestation de garantie financière et l'agrément avant de signer le mandat, comme vous le feriez avec toute agence de gestion (chapitre 143).

Le bail signé avec le ménage

L'agence recherche le locataire et vous met en relation. Le bail, d'une durée d'au moins trois ans, est signé directement entre vous et le ménage. Il relève de la loi du 6 juillet 1989, avec toutes ses règles sur la durée, le dépôt de garantie, les charges et le congé (chapitre 11).

L'agence encaisse les loyers et les charges pour votre compte, établit les quittances, procède à la révision annuelle si le bail la prévoit et gère les relations avec le locataire. Elle peut proposer un accompagnement social du ménage. Vous restez cependant le bailleur, avec les obligations qui s'y attachent, notamment la décence, les réparations qui vous incombent et le respect des règles de congé.

Les garanties en mandat de gestion

Le mandat de gestion ne comporte pas, par lui-même, de garantie de paiement. Selon le guide du ministère consacré à l'intermédiation locative, le propriétaire peut mobiliser la garantie Visale ou un contrat d'assurance négocié par les fédérations d'agences sociales, couvrant selon les cas les impayés, les dégradations ou la vacance. Le même guide indique que les locataires logés en intermédiation locative sont éligibles à Visale (ecologie.gouv.fr, guide de juin 2022). Faites confirmer cette éligibilité par Action Logement pour votre situation.

Demandez à l'agence, avant de signer, quelle garantie sera mise en place, à quel coût et avec quels plafonds. Le fonctionnement de Visale et des assurances loyers impayés est présenté au chapitre 100. En cas d'impayé, les étapes de la procédure restent celles de tout bail d'habitation (chapitre 111), même si l'agence les conduit pour vous.

Les honoraires

L'agence perçoit des honoraires de gestion, dont le taux est fixé par le mandat. Comparez-les à ceux d'une agence classique et vérifiez ce qu'ils couvrent, par exemple la recherche du locataire, l'état des lieux, la gestion des sinistres ou le suivi des travaux. Au régime réel des revenus fonciers, ces honoraires sont déductibles comme frais de gestion.

Les garanties offertes, formule par formule

Le tableau suivant récapitule ce que chaque formule apporte au bailleur. Il complète le tableau comparatif du début de chapitre.

RisqueGestion directeLocation à une associationMandat de gestion
Loyer impayéÀ votre charge, sauf garantie souscriteSupporté par l'associationCouvert si Visale ou assurance mise en place
Vacance entre deux occupantsÀ votre chargeLoyer versé par l'associationÀ votre charge, sauf assurance spécifique
DégradationsDépôt de garantie puis action contre le locataireRemise en état par l'associationSelon la garantie souscrite
Procédure contre l'occupantÀ votre chargeConduite par l'associationConduite par l'agence en votre nom
Reprise du logementCongé encadré par la loi de 1989Restitution libre à l'échéance du contratCongé encadré par la loi de 1989

Loc'Avantages et les primes

L'intermédiation locative peut s'accompagner d'une convention Loc'Avantages signée avec l'Anah. Cette convention ouvre droit à une réduction d'impôt calculée sur les loyers bruts, plus élevée lorsque le bailleur recourt à l'intermédiation locative (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 11 août 2025).

Niveau de loyerSans intermédiationAvec intermédiation
Intermédiaire15 %20 %
Social35 %40 %
Très socialNon ouvert65 %

Ces taux s'appliquent aux conventions conclues jusqu'au 31 décembre 2027. Le niveau très social n'est accessible qu'avec intermédiation locative. La convention dure au moins six ans, impose un loyer et des ressources plafonnés et entraîne l'application du régime réel à tous les revenus fonciers du foyer. Tous ces points sont développés au chapitre 23.

Selon la même fiche, l'Anah peut verser une prime d'intermédiation locative de 1 000 € à 3 000 €, selon le type d'intermédiation et la surface du logement, qui n'est pas proposée pour le loyer intermédiaire. Une prime de réservation de 2 000 € à 4 000 € s'y ajoute en loyer très social si vous acceptez que le préfet désigne le locataire. Faites confirmer par l'Anah les montants et les conditions applicables à la date de votre demande.

L'intermédiation locative n'implique pas nécessairement une convention. Un bailleur peut louer à une association agréée sans conventionner son logement. Il bénéficie alors des garanties de l'association, mais pas de la réduction d'impôt ni des primes.

Solibail et les dispositifs locaux

Solibail. Le ministère présente Solibail comme un contrat de location sécurisé par l'État. L'association, qui loue le logement, paie le propriétaire et garantit le bon entretien, tout en logeant des familles aux revenus modestes. Solibail est la forme la plus connue de location à une association, mise en œuvre notamment en Île-de-France (ecologie.gouv.fr).

Louez solidaire et sans risque. À Paris, le dispositif d'intermédiation locative porte ce nom. Ses conditions de loyer, de durée et de garantie sont présentées sur le site de la Ville de Paris.

Les dispositifs départementaux et communaux. D'autres collectivités financent leurs propres programmes, parfois avec des primes complémentaires ou une prise en charge de travaux. Le guide ministériel signale que des subventions locales peuvent s'ajouter aux aides nationales. Ces dispositifs changent souvent de nom et de conditions.

L'intermédiation pour les saisonniers. Dans certaines communes touristiques, des associations louent des logements à des particuliers pour les sous-louer meublés à des travailleurs saisonniers. Ce montage est présenté au chapitre 22.

Pour connaître l'offre de votre territoire, interrogez l'agence départementale d'information sur le logement (ADIL), la mairie ou le conseil départemental. Selon le guide ministériel, la liste des associations agréées et des agences sociales est disponible sur le site de l'ANIL.

La fiscalité

Les loyers versés par une association pour un logement vide, ou encaissés par une agence pour votre compte, sont des revenus fonciers. Ils se déclarent selon le régime micro-foncier ou le régime réel, dans les conditions habituelles (chapitre 120). Si le logement est loué meublé, les loyers relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et du chapitre 121.

Au régime réel, les honoraires de gestion de l'agence, les primes d'assurance et les travaux d'entretien restés à votre charge sont déductibles. La signature d'une convention Loc'Avantages impose ce régime réel pour l'ensemble des revenus fonciers du foyer. La réduction d'impôt entre dans le plafonnement global des avantages fiscaux (chapitre 23).

Les primes versées par l'Anah et les subventions de travaux ont un traitement fiscal propre. Une subvention de l'Anah qui finance des travaux déduits doit être déclarée en recette, en ligne 213 de la déclaration n° 2044 (chapitre 120). En cas de doute sur le traitement d'une prime, interrogez votre service des impôts avant de remplir votre déclaration.

Les avantages et les contraintes

Le choix de l'intermédiation locative suppose de mettre en balance la sécurité obtenue et les concessions consenties.

AspectAvantagesContraintes
LoyerPaiement régulier, même en cas de vacance avec une associationLoyer en général inférieur au marché
RisqueImpayés et dégradations pris en charge selon la formuleDépendance envers la solidité de l'organisme
GestionRecherche et suivi du ménage assurés par l'organismeChoix du ménage laissé à l'organisme ou au préfet
DuréeVisibilité sur plusieurs annéesEngagement de trois ans, six ans en cas de convention
FiscalitéRéduction d'impôt et primes en cas de conventionRégime réel obligatoire avec la convention
RepriseLogement rendu libre par l'associationReprise impossible avant l'échéance

Pour un logement situé dans un secteur où le loyer de marché est proche du loyer pratiqué par les associations, l'intermédiation locative coûte peu en revenu et apporte beaucoup en sécurité. Dans un secteur très tendu, l'écart de loyer peut être important et seul le cumul avec Loc'Avantages et les primes rend l'opération équilibrée. Faites le calcul sur la durée totale de l'engagement.

S'engager pas à pas

  1. Faites le point sur votre logement. Vérifiez qu'il est décent, que son diagnostic de performance énergétique (DPE) permet de le louer et, si vous envisagez Loc'Avantages, qu'il remplit les conditions du chapitre 23.
  2. Identifiez les organismes. Demandez à l'ADIL la liste des associations agréées et des agences immobilières à vocation sociale de votre département.
  3. Choisissez la forme. Location à une association si vous voulez transférer le risque et la gestion, mandat de gestion si vous préférez rester bailleur en titre.
  4. Comparez les propositions. Demandez à chaque organisme le loyer proposé, la durée, les garanties précises, les honoraires éventuels et le modèle de contrat.
  5. Simulez Loc'Avantages. Si vous envisagez une convention, calculez le loyer plafond avec le simulateur de l'Anah et la réduction d'impôt attendue.
  6. Déposez la demande de convention avant la signature du bail ou dans les délais prévus par l'Anah, avec le formulaire d'engagement propre à l'intermédiation locative.
  7. Signez le contrat avec l'association ou le mandat de gestion avec l'agence, après avoir vérifié l'agrément et, pour l'agence, la carte professionnelle et la garantie financière.
  8. Établissez l'état des lieux d'entrée contradictoirement et conservez-le avec des photographies datées.
  9. Suivez le contrat. Contrôlez les versements, conservez les comptes rendus de gestion et notez l'échéance pour décider à temps du renouvellement.

Un exemple chiffré

L'exemple qui suit est une illustration. Les loyers, la vacance, le coût de l'assurance et les honoraires sont des hypothèses et ne valent pas calcul pour votre situation.

Une bailleresse possède un deux-pièces de 40 m². Loué en direct, il trouverait preneur à 650 € par mois hors charges, avec en moyenne un mois de vacance par an et une assurance loyers impayés coûtant 2,5 % des loyers encaissés. Une association agréée propose de le louer 560 € par mois pendant trois ans, vacance comprise. Une agence immobilière à vocation sociale propose un mandat de gestion avec un loyer de 600 € par mois, un mois de vacance par an et des honoraires de 7 % des loyers encaissés, la garantie Visale étant gratuite.

FormuleLoyers encaissés sur un anFrais annuelsRevenu net avant impôt
Gestion directe7 150 €178,75 € d'assurance6 971,25 €
Location à l'association6 720 €Aucun6 720,00 €
Mandat de gestion6 600 €462,00 € d'honoraires6 138,00 €

Dans cet exemple, la gestion directe procure le revenu le plus élevé, à condition que le locataire paie et que le logement soit rendu en bon état. La location à l'association coûte 251,25 € par an de moins, en échange de la garantie de paiement, de la prise en charge de la vacance et de la remise en état. Le mandat de gestion est ici moins favorable en revenu, mais la bailleresse reste bailleur en titre et confie la gestion à un professionnel.

Supposons maintenant que le loyer de 560 € respecte le plafond du niveau social calculé par l'Anah et que la bailleresse signe une convention Loc'Avantages avec intermédiation locative. La réduction d'impôt de 40 % des loyers bruts atteindrait 2 688 € par an, soit 8 064 € sur trois ans, dans la limite du plafonnement global et de l'impôt dû. L'engagement serait alors de six ans et tous ses revenus fonciers relèveraient du régime réel. Faites refaire ce calcul par l'ADIL avec vos chiffres réels.

Les cas particuliers

Le logement en copropriété. La location à une association ne modifie pas la destination du lot. L'association et le ménage doivent respecter le règlement de copropriété. Vous restez responsable envers le syndicat des copropriétaires du paiement des charges (chapitre 109).

Le logement détenu en société. Une société civile immobilière (SCI) peut louer à une association comme tout propriétaire. Pour Loc'Avantages, les conditions propres aux sociétés sont précisées au chapitre 23.

La vente du logement pendant le contrat. Le contrat en cours avec l'association ou le bail signé avec le ménage continue en principe de s'imposer à l'acquéreur. Si le logement est conventionné, les engagements de la convention doivent figurer dans l'acte de vente. Informez votre notaire dès la mise en vente.

La reprise pour soi ou un proche. Avec une association, la reprise n'est possible qu'à l'échéance du contrat, selon le préavis prévu. Avec un mandat de gestion, le congé pour reprise obéit aux règles de la loi de 1989 (chapitre 115). La convention éventuelle limite encore les cas de congé.

Les erreurs fréquentes

  • Confondre la location à une association, où l'association est votre locataire, avec le mandat de gestion, où le ménage est votre locataire protégé par la loi de 1989.
  • Signer sans vérifier l'agrément préfectoral de l'organisme ni, pour une agence, sa carte professionnelle et sa garantie financière.
  • Croire que l'intermédiation locative ouvre droit automatiquement à une réduction d'impôt, alors que celle-ci suppose une convention avec l'Anah.
  • Oublier que la convention Loc'Avantages impose le régime réel à tous les revenus fonciers du foyer.
  • Ne pas lire les clauses de remise en état et de restitution du contrat de l'association.
  • Négliger l'état des lieux d'entrée, qui servira de référence en fin de contrat.
  • Laisser passer l'échéance sans décision, ce qui peut entraîner un renouvellement non souhaité.
  • Rompre la convention avant son terme en reprenant le logement, ce qui entraîne la reprise de l'avantage fiscal.

Liste de contrôle

  1. Logement. Il est décent, assuré et son DPE permet de le louer.
  2. Forme. Vous avez choisi entre la location à une association et le mandat de gestion en connaissant leurs effets.
  3. Agrément. L'agrément préfectoral de l'organisme est vérifié, ainsi que la carte professionnelle et la garantie financière d'une agence.
  4. Contrat. La durée, le loyer, les charges, l'entretien, la remise en état et le préavis de fin sont écrits.
  5. Garanties. Vous savez qui paie en cas d'impayé, de vacance et de dégradation, ainsi que dans quelles limites.
  6. Convention. Si vous visez Loc'Avantages, le loyer plafond est simulé et la demande est déposée dans les délais.
  7. Primes. Les primes d'intermédiation et de réservation possibles ont été demandées à l'Anah.
  8. Fiscalité. Le régime d'imposition est connu et les honoraires sont prêts à être déduits au réel.
  9. État des lieux. L'état des lieux d'entrée est contradictoire et accompagné de photographies datées.
  10. Échéance. La date de fin et le délai de préavis sont notés pour décider à temps du renouvellement ou de la reprise.